L’effet papillon

J’adore le concept de l’effet papillon.

L’idée c’est qu’un tout petit changement peut avoir des effets importants. Plein de scientifiques se sont penchés sur la question, pour étudier la théorie du chaos. Vous avez sûrement déjà lu ou entendu cette phrase :

« Le battement d’aile d’un papillon au Brésil peut il provoquer une tornade au Texas ? »

Pour ma part, j’aime l’idée qu’un seul petit événement puisse amener un changement énorme dans une vie. J’y pense souvent. Et plus on y pense, plus on se rend compte que ce ne sont pas les grands événements qui amènent les grands changements, mais au contraire ce sont les petits cailloux au bord du chemin de notre vie, ceux la même qu’on ne remarque pas, qui sont souvent à la base de changements de trajectoires, et qui font de votre vie ce qu’elle est.

Si je pense par exemple à ma vie d’aujourd’hui, avec mon homme et ma fille, ma vie si parfaite que j’aime. Et bien je ne serais pas ici , avec lui, avec elle, si je n’avais pas ete une adolescente rebelle.
A 18 ans j’ai décidé de partir de chez moi et de vivre à Strasbourg pour faire mes études.
Deux semaines seulement après mon arrivée, un dimanche après midi, j’avais besoin d’aller retirer de l’argent au distributeur en bas de chez moi. Je m’habille, sors de chez moi et fais une mauvaise rencontre : un groupe de filles qui décide de se défouler sur moi. À partir de ce moment là, choquée, je ne sors que rarement, je m’évade souvent, a Munich retrouver mes potes du lycée, à Paris rejoindre ma meilleure amie.
À la fin de l’année universitaire, je n’ai pas suivi beaucoup de cours, l’épreuve m’ayant beaucoup marquée je décide de m’installer dans une autre ville universitaire. Seul critère, et de taille pour la citadine que je suis : trouver la plus petite ville en France où il y a une université et m’y installer. Ce sera Chambéry.
Premier effet papillon.
Je n’ai plus le goût pour la psychologie, je choisis la filière de « la vraie vie », celle qui me donnera un métier, ce sera donc du commerce. Sans le savoir, je suis déjà sur le chemin de ma rencontre avec mon âme sœur.
Je rate de peu ma première année, juste parce que je ne me suis jamais pointée en cours de sport. Conséquence de l’événement de Strasbourg, je ne voulais pas participer aux activités « avec des gens », rester au fond de l’amphi pour prendre mes notes m’allait très bien.
Encore un effet papillon dont je ne me rendrai compte qu’après.
Je redouble donc, et réussis ensuite les semestres suivants.
Lors de ma dernière année, jai enfin retrouvé une vie sociale normale et participe comme tous les jeunes de mon âge a des soirées étudiantes.
Pendant ces années écoulées, échaudée par ma première histoire d’amour de jeunesse qui s’est très mal passée, je ne m’accroche pas. Je suis constamment en couple mais je fais en sorte que ça ne marche pas.
Et puis un jour j’en ai marre de tout ça, marre de moi qui fais n’importe quoi et blesse les sentiments de gens qui n’ont rien demandé d’autre que m’aimer.
Je me rends a une soirée, et je le vois. C’est aussi un étudiant de ma branche, mais d’une autre classe, on ne s’était jamais vus avant.
C’est le coup de foudre. Je ne me l’explique pas, je sais que c’est lui, que ça le sera pour toujours et je suis déterminée à ce que ça fonctionne.
On s’installe ensemble et on ne se quitte plus. 11 ans après, on est toujours la, tous les 2, avec une petite fille, heureux comme jamais.

Je ne l’aurais jamais rencontré si je n’étais pas partie à Strasbourg, si je ne m’étais pas fait agresser un dimanche après midi, si je n’avais pas redoublé ma première année à cause de tout ça, et même mon enfoiré de premier petit copain a son rôle à jouer dans tout ça puisque je n’aurais pas fait n’importe quoi ensuite.
Tous ces petits cailloux sur le bord de ma route, tous ces événements qui ne m’ont pas semblé heureux sur le moment, ont contribué à faire de ma vie ce qu’elle est aujourd’hui.

Des effets papillon il y en a tous les jours, sans que vous ne vous en rendiez compte. Les petits cailloux du quotidien qui vous font pester parfois, trébucher souvent, ceux qui vous semblent aujourd’hui au mieux insignifiants au pire pénibles, sont ceux qui traceront le chemin de votre vie, ceux qui en feront de votre court passage sur terre un moment précieux et unique.

Prenez le temps de vous arrêter parfois pour constater tout ce qu’ils vont ont amené dans votre évolution personnelle. Chérissez vos petits cailloux, peut être qu’avec le temps vous saurez même les reconnaître !

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2016, merci pour tout

Ah les jours qui raccourcissent…
Les températures qui baissent…
Les pulls qu’on ressort, les t-shirts qu’on se refuse à ranger…

L’automne , puis l’hiver, est souvent synonyme de mélancolie, de petite dépression, de nostalgie de l’été…

Moi au contraire, j’adore cette période de l’année.
Déjà parce qu’en tant qu’intolérante à la chaleur vivant dans un Sud sec et suffoquant, j’ai envie de pleurer de joie quand le thermomètre se résigne enfin à annoncer un chiffre commençant par 2 et non par 3.
Mais surtout parce que comme tout le monde, je pense à l’année qui vient de s’écouler. Et au lieu d’en ressentir de la nostalgie, de me laisser emporter par l’amertume du temps passé trop vite, je repense à tous ces merveilleux souvenirs qui ont fait de cette année passée une année pleine de joie, d’expériences, d’amour et de réussite. Bref tout ce qu’on se souhaite et qu’on souhaite aux autres à chaque début d’année !

La fin d’année, l’occasion de faire le bilan

Ca a commencé il y a quelques années, vers la fin des années 2000 je crois. C’était un soir de 31 décembre, et je me suis dit que cette année avait été exceptionnelle. Et l’année suivante, en repensant la même chose, je me suis surprise à me dire que j’avais déjà ressenti ça un an plus tôt.
Depuis j’en ai fait une sorte de défi inconscient, de fil rouge à suivre pendant 365 jours : apprécier la magie de chaque instant, le bonheur qui vient des petites choses du quotidien, faire quand on le peut un pas de plus vers la réalisation de ses rêves (petits et grands) pour se retourner à la fin de l’année en se disant : « WAHOU ! C’était génial ! Merci ! Allez on se refait la même pour l’année à venir ! »

Et cette année encore, je ne déroge pas à la règle… Je suis malade comme jamais, au fond de mon lit, et cette inactivité forcée me donne l’occasion de penser à plein de choses, et notamment à tout ce que j’ai appris cette année, tous les bonheurs que j’ai connu, tout l’amour que j’ai reçu et ressenti, toutes les choses que j’ai réussies, et j’en éprouve encore une fois une gratitude immense.

J’ai appris que j’étais capable de m’organiser mieux, j’ai réalisé que j’étais une maman exceptionnelle, je me suis rendue compte que j’étais capable de faire de grandes choses, je me suis ouvert les portes d’une nouvelle vie à venir , je me suis autorisée un peu plus de lâcher prise, j’ai compris comment m’aimer encore mieux, j’ai réalisé des choses par moi-même que je ne me pensais pas capable de faire, j’ai évolué sur mon chemin spirituel personnel à une vitesse incroyable, j’ai propagé mes petites graines de conscience et de bienveillance autour de moi, j’ai aimé ceux qui m’entourent et essayé de le faire encore plus fort chaque jour, j’ai appris que quand je pensais à moi je n’étais pas égoïste mais au contraire que je me respectais, j’ai regardé en moi pour semer les graines de ma force, de mon amour et de mes rêves, qui rendront 2017, une fois de plus, encore plus magique que 2016, comme chaque année.

Depuis mon adolescence, et tout ce que j’ai évité comme situation foireuse, je suis persuadée d’avoir un ange gardien. Je ne sais pas si c’est vrai, je pense avec les années que le fait d’y croire rend les choses belles possibles, la simple loi d’attraction en somme.
Alors chaque soir avant de me coucher, je regarde le ciel et remercie les étoiles de veiller sur ceux que j’aime et sur moi, et de rendre ma vie aussi belle chaque jour.

Merci pour 2016. Merci pour tout.

 

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Le jour où … j’ai arrêté la pilule (sans vouloir d’enfant)

Oui je précise, parce que c’est important pour comprendre ma détermination à trouver une alternative fiable. Je n’étais pas du tout dans une démarche de « si ca arrive c’est cool, on est installés, déjà parents, on accepte ce qui vient. » Non, je n’étais pas encore prête, je voulais encore profiter de ma fille, je ne voulais pas d’autre enfant, clairement.

Un jour, j’en ai eu marre. C’était au mois d’août, en pleine crise de migraine qui durait depuis 48h, le genre qui ne vous permet pas de tourner la tête, de parler, et où ouvrir les yeux ressemble à une séance de torture. Une fois de plus je ne m’étais pas sentie tout à fait moi-même les jours précédents, et je n’en pouvais plus de subir ces épisodes dépressifs limite suicidaires régulièrement. J’ai longtemps pensé qu’il me fallait un psy et ca ne m’aurait sûrement pas fait de mal, mais je savais que le problème était ailleurs.
Dans ce petit bonbon que je prenais tous les soirs sans y penser depuis plus de 15 ans.

Depuis mon accouchement j’avais du tester au moins 5 pilules différentes, aucune ne m’allait, soit j’avais une peau d’ado en pleine crise d’acné, soit j’avais envie de pleurer tout le temps, bref, rien n’allait jamais.
Les syndromes prémenstruels et le cliché de la femme chiante avant ses règles ? C’était moi, tout le temps, et je ne me reconnaissais plus.

J’avais besoin, encore plus depuis la naissance de ma fille, de me reconnecter à qui j’étais. J’avais décidé de reprendre le contrôle de mes émotions, de mon corps, de ma santé, de mes pensées. J’ai dit stop.
Sauf que si comme moi vous ne vous êtes jamais trop posé la question de votre contraception, vous pouvez imaginer le vertige immédiat que j’ai pu ressentir. Parce qu’à part la pilule qu’est ce qu’il existe comme solution sans hormones ??….
En bonne naïve que j’étais, je file sur le site du Ministère de la Santé : choisirsacontraception.fr .

En sans hormone on a :
Soit des contraceptifs « barriere » (préservatifs, diaphragme caya etc) : ca va quand on a 20 ans, mais quand on est dans une relation stable c’est quand même doucement pénible, et cher, et plein de déchets.
Soit des contraceptions hasardeuses (retrait) : oui alors euh…. non hein, parce que le but c’est quand même d’avoir une contraception sûre
Soit le stérilet en cuivre : ca convient à beaucoup, mais personnellement l’idée de m’insérer un truc comme ca qui resterait des années, et dont l’efficacité contraceptive est liée au fait que ca provoque une inflammation de la muqueuse utérine sur laquelle l’oeuf éventuellement fécondé (éventuellement fécondé !! un mini avortement quoi !) n’a aucune chance de pouvoir s’accrocher, c’était impensable, quelle image horrible. Une contraception sûre OK, mais pas au détriment de ma santé non plus ! (certes on nous dit que ca n’avait aucune incidence sur notre fécondité, mais on vend aussi la pilule à des milliers de jeunes femmes, en sachant l’augmentation des risques cardio vasculaires, et sans leur préciser à ce moment là hein… On est en 2016, il n’est toujours pas possible de commercialiser une pilule inoffensive, permettez moi de douter de l’aspect inoffensif du stérilet en cuivre)..

Oui mais comment faire alors ? Je me rappelle avoir fondu en larmes, en disant à mon chéri que je devais choisir entre la pilule qui me détruisait, et des solutions qui ne me convenaient pas du tout…
Je suis allée sur Facebook, et par dépit j’ai posté une demande sur un groupe de minimalisme et zéro déchet, ne pensant pas avoir de réponse…

Et surprise, j’ai découvert la Symptothermie. Le Lady Comp. Le moniteur de contraception Clearblue. Ces trois méthodes de contraception sont sans aucune hormone, non intrusive, et avec une fiabilité d’au moins 94 % !!! J’ai découvert l’espoir tout simplement.
Mon papa m’a toujours dit que dans la vie le plus grand luxe était d’avoir le choix, et on venait de m’offrir ce luxe.

Et dites le gouvernement, vous pourriez peut être nous expliquer pourquoi ces méthodes n’apparaissent pas sur votre site choisirsacontraception ?

Parce que la sympto est gratuite ? Parce qu’on achete une fois le Lady comp et puis c’est tout ? S’ils ne sont vraiment pas au courant que ca existe, est ce qu’on peut vraiment croire ce site ?

Bref il m’est monté comme une envie de me rebeller contre ce marketing qui est fait autour de la contraception de la femme. Moi qui n’utilise plus aucun médicament, scandalisé par les lobbys pharmaceutiques dont le but est plus de faire le plus de profits possible et non pas de nous soigner, je n’avais curieusement pas pensé à ma contraception, puisque le geste de prendre ce petit bonbon quotidiennement était devenu naturel.

Cela fait plus d’un mois que j’ai arrêté de prendre la pilule.
Je me suis tournée vers la symptothermie et ai acheté le Lady Comp, conditionnée toutes ces années par la méfiance envers les méthodes naturelles, j’ai préféré opter pour deux solutions plutôt qu’une. Je ne le regrette pas un seul instant.
Je ne me sens plus dépressive du tout, j’ai l’impression d’avoir retrouvé l’enthousiasme et l’envie de croquer la vie de mes 20 ans, je n’ai plus de migraines, plus de douleurs, plus l’impression de ne pas être moi-même, plus d’envies suicidaires. J’aime la vie, je me sens bien dans mon corps et dans ma tête. Je ressens à 32 ans une plénitude, une joie de vivre, une euphorie que je n’avais encore jamais ressenti.

Je suis libre, enfin !

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C’est reparti !

Me voilà enfin décidée.

Et anxieuse.

Mais décidée.

Ce que je suis sur le point de débuter est différent de tout ce que j’ai pu faire auparavant. Et pourtant, vous et moi, on se connait déjà.

J’ai toujours écris, depuis toute petite. Des nouvelles, des contes, puis mon journal intime à l’adolescence, des paroles de chansons imaginaires, des poèmes, des lettres où je me dévoilais entièrement que je n’envoyais jamais, et plus tard les blogs, les concours d’écriture …

Ecrire a toujours été mon exutoire. J’ai beau essayer plein de choses, j’en reviens toujours à ca.

Ce qui me donne envie d’écrire, c’est le sujet qui m’anime à ce moment là. Il suffit que je tombe sur un article, au hasard de mes lectures, qui me fait découvrir quelque chose que je ne connais pas. Et ca peut être tout, et c’est surtout souvent n’importe quoi. De la méditation en pleine conscience à l’organisation Flylady de la maison, de la nécessité de se reconnecter à son enfant intérieur à la symptothermie, des paris sportifs au zéro déchet, des cosmétiques maison à la nutrition idéale pour atteindre ses objectifs de poids…

J’ai presque envie de m’excuser, de dire que l’écriture ce n’est pas que de la grande littérature et que oui j’écris sur des choses futiles, mais je me retiens de le faire.
Celui qui dessine pour se défouler n’est pas obligé de faire des toiles de maître. Celle qui tient un blog n’est pas obligée de faire du Werber.

Quand je m’intéresse, j’y vais à fond. Je lis des bouquins, des articles, je me documente pour aller au fond du thème en question, pour le maîtriser au mieux. Et en général trois mois après je suis passée à autre chose. Ca a toujours été comme ca. Un exemple, mes études à la fac : psycho, puis commerce, puis linguistique du français. Voilà, allez comprendre.

Je suis à peu près sûre qu’en psychologie ça doit avoir un nom, ce genre de pathologie , mais je ne suis pas allée assez loin dans mon cursus pour le découvrir 😀

Bref, il y a quelques années, lorsque j’étais une grande supportrice de foot, j’ai voulu créer un site qui répertorierait tous les vêtements pour femme, car je trouvais qu’il y ‘en avait trop peu pour celles qui voulaient rester féminines. J’ai commencé un blog sur Skyrock (et oui c’était la mode à l’époque 😀 ) : Femmedefoot. J’ai même acheté un livre sur le codage de site, et sur le référencement… Je m’y suis attelée pendant des semaines, puis je suis passée à autre chose devant l’ampleur de la tâche.

Puis mon envie d’écrire et ma passion pour le sport m’ont amenée vers des sites sportifs qui permettaient aux inscrits de publier des pronostics et des articles… J’en ai écris des tonnes pour Beterz, puis Sportytrader, j’ai gagné le concours d’écriture Scoop du Monde organisé à l’occasion du Mondial 2012, avec comme jurys des journalistes réputés de RMC. Je suis devenue modératrice, puis j’ai repris mes études, et j’ai moins eu le temps.

J’ai aussi à une époque voulu partager quelque chose de fort avec ma soeur à son retour d’Australie, on a donc crée un blog (Pursuit of Happiness) pour partager elle sa passion pour la mode, moi pour les voyages, ensemble, après des années passées loin l’une de l’autre. C’était une expérience géniale, de sortir de la solitude souvent induite par l’écriture.

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Puis la routine du boulot, mes études, tout ca me prenant beaucoup de temps, j’ai pris doucement, insidieusement, pas mal de kilos. Je me suis repris en main, j’ai voulu faire du sport. Puis comme tout le reste, je n’aime pas laisser les choses au hasard, j’ai lu, des heures, des jours durant, je me suis passionnée pour ca.

J’ai commencé par la méthode Tracy Anderson (j’en ai fais un blog : Tracy et moi), puis je suis passée à d’autres programmes, j’ai passé des jours à me documenter sur la nutrition, les hormones sécrétées naturellement par le corps et qui jouent un rôle dans la prise ou perte de poids, les aliments qui aident et ceux qui sont des faux amis, le type de fitness à pratiquer en fonction de ses objectifs… Ca m’a vraiment passionnée ! J’ai longtemps tenu un blog à ce sujet : Fitness à la maison. Et puis, après un challenge de 30 jours sans sucre absolument fascinant, j’ai découvert qu’une petite bulle était en train de s’installer en moi, ma fille chérie… Et ma vie a changé de la façon la plus merveilleuse qui soit.

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Un avant-après un peu particulier en 2014 .. 🙂

Elle aura 2 ans bientôt, 2 ans sans écrire, mais 2 ans d’amour fou. Dieu que le temps fut long, que certaines épreuves furent dures. Sa naissance a été un déclencheur formidable puisqu’il a fait ressortir en moi des choses que je cherchais à me camoufler depuis longtemps. Et fait naitre en même temps un amour d’une intensité que je ne croyais pas possible. Ce sentiment d’asphyxie en son absence, de boule de bonheur au ventre quand je la vois, quand je la serre tout contre moi.
Les débuts m’ont éprouvée, la suite n’est qu’amour, câlins, et douceur. La fusion qui n’a pas été évidente au début, nous l’avons rattrapée mille fois ensuite.
Et à l’aube de ses 2 ans, elle m’exprime son besoin d’être elle, et j’ai envie de continuer à être connectée à elle et donc de reconnaître ce besoin, de l’accepter, et du coup j’ai eu envie d’exprimer aussi mon besoin d’être moi. Etre maman c’est ce que je suis aussi maintenant, mais je ne suis pas que ca. J’ai besoin de me reconnecter – un peu – à qui j’étais avant.

Pendant ces deux ans, j’ai continué à me passionner pour mille et une choses.

Ce qui n’a jamais changé, c’est mon envie irrépressible d’écrire.

Et aujourd’hui, j’ai décidé de reprendre tout ça.
Et j’ai décidé de m’assumer, de ne pas créer 36 blogs mais bien de poser toutes mes idées à un seul et même endroit. Avec mon vrai prénom, plus de pseudo. D’apprendre à laisser filer le regard des autres, et à m’ouvrir un petit peu.
A exprimer mon vrai moi, tout ce qui fait que je suis la personne que je suis aujourd’hui. Oui j’aime à la fois le sport et faire mon shampoing maison.
J’ai juste besoin de retrouver mon exutoire préféré !

Alissia, 32 ans, maman et plein d’autres choses … Bienvenue dans ma bulle !

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